Il a quitté les plateaux, mais pas le goût du succès. À Sète, Clément Rémiens surprend avec une nouvelle vie de restaurateur, et surtout avec une douceur très personnelle qui parle à tout le monde. Une recette d’enfance, une histoire de nounou, et un parfum de madeleine qui réveille la mémoire en une bouchée.
Une reconversion qui attire la curiosité
Pour beaucoup, Clément Rémiens reste lié à Demain nous appartient et à Ici tout commence. Pourtant, l’acteur a pris un autre chemin. Il s’est installé dans une activité plus concrète, plus directe aussi. Il reçoit ses clients au cœur des Halles de Sète, dans un lieu vivant où l’on vient autant pour manger que pour discuter.
Ce changement plaît. Il y a quelque chose d’assez fort dans cette idée : passer de la fiction à une vraie salle, de la caméra à l’assiette. Et ici, le public ne regarde plus seulement. Il goûte.
Manine Popote, un restaurant pensé pour partager
Son établissement, Manine Popote, mise sur une cuisine simple à comprendre, mais pas banale. L’idée est claire. Proposer des plats généreux, accessibles, avec des saveurs venues d’ailleurs et une touche maison qui change tout.
Dans les Halles, cette approche fonctionne bien. Les clients aiment les lieux où l’on sent qu’il y a une histoire. Ici, il ne s’agit pas seulement de vendre un repas. Il s’agit de faire vivre une ambiance, un moment, un souvenir.
La madeleine de nounou, la douceur qui touche juste
La vraie nouveauté, celle qui fait parler, c’est la madeleine de nounou. Clément Rémiens explique qu’elle vient d’un souvenir très précis. Maryline, sa nounou, lui préparait ces petits gâteaux pour son anniversaire. Il les apportait ensuite à l’école, et ses copains en redemandaient.
Ce détail change tout. On n’est plus dans une simple pâtisserie. On est dans une recette chargée d’affection. Et c’est souvent ça qui plaît le plus. Les gens n’achètent pas seulement un dessert. Ils achètent une émotion, un retour en arrière, une petite part d’enfance.
Le plus beau, c’est sans doute ce côté très simple. Une madeleine, cela semble ordinaire. Mais quand elle porte un souvenir, elle devient précieuse. C’est presque une madeleine de Proust au sens le plus concret du terme.
Ce qu’il y a à la carte du restaurant
La carte de Manine Popote garde cette logique de plaisir immédiat. Les prix restent raisonnables pour un restaurant en plein cœur d’un lieu fréquenté. Cela compte beaucoup aujourd’hui, surtout quand on veut revenir plusieurs fois.
- burger de porc avec sauce aigre-douce maison, légumes et riz : 13,50 euros
- burger de poulet pané avec bacon au miel, cheddar et oignons frits : 13,50 euros
- hot-dog de porc effiloché, cuit 7 heures à basse température, avec sauce barbecue fumée : 8,90 euros
- cookine aux trois chocolats : 3,70 euros
- madeleine de nounou : tarif annoncé prochainement selon la mise à la carte
Le menu joue sur les contrastes. Il y a du fondant, du croustillant, du sucré, du fumé. Rien d’ennuyeux. Et c’est sans doute ce mélange qui donne envie de revenir.
Pourquoi cette recette parle autant aux clients
Dans un monde où tout va vite, les recettes d’enfance rassurent. Elles rappellent un goûter, une cuisine familiale, un moment où tout semblait plus simple. C’est peut-être pour cela que la madeleine de nounou trouve si vite sa place dans l’histoire du restaurant.
Elle ne cherche pas à impressionner. Elle cherche à toucher. Et parfois, c’est ce qui marche le mieux. Une recette très sophistiquée peut séduire. Mais une recette sincère, elle, laisse une trace.
Un choix malin pour un restaurant qui veut durer
Ajouter une douceur souvenir à la carte, c’est aussi une bonne idée commerciale. Le client curieux vient pour tester. Le client nostalgique revient pour retrouver une sensation. Et quand les deux se croisent, le bouche-à-oreille devient puissant.
À Sète, où l’on aime les lieux de passage autant que les adresses de cœur, cette stratégie a du sens. Clément Rémiens ne se contente pas d’apposer un nom connu sur une vitrine. Il construit une identité. Et cela, les habitués le sentent vite.
Le charme d’une reconversion qui semble naturelle
On pourrait croire qu’il a changé de monde. En réalité, il a gardé ce qui compte le plus : l’envie de créer du lien. Sur un plateau, il racontait une histoire. En cuisine, il la sert dans une assiette.
Cette nouvelle vie semble lui aller. Elle est plus discrète, mais plus proche des gens aussi. Et au fond, n’est-ce pas ce que beaucoup cherchent ? Un travail concret, du plaisir, et une place où l’on se sent à sa place.
Avec cette madeleine d’enfance, Clément Rémiens ajoute une touche très personnelle à son restaurant. Une petite douceur, oui. Mais parfois, il suffit d’un détail comme celui-là pour faire naître une vraie envie. Et même un souvenir.










